Christina Herzog – CV en Français

(english version here)

Christina Herzog a effectué son doctorat en informatique à l’IRIT, Université Toulouse 3 Paul Sabatier.  Les détails sont ci-dessous. Elle a publié de nombreux articles de recherches, dont la liste se trouve ici. Elle a également enseigner dans de nombreuses formations à l’Université depuis son début de thèse (détails ici).

Thèse : Contributions à la modélisation avec un Système Multi Agent du transfert technologique en Green IT <document en anglais>
Soutenue le 26 novembre 2015
Directeurs de thèse : Jean-Marc Pierson, Professeur à l’Université Toulouse 3 Paul Sabatier, et Laurent Lefèvre, CR1 INRIA HDR au LIP à l’ENS-Lyon

Résumé :
Depuis 5 à 10 ans, les recherches sont nombreuses sur la réduction de l’énergie en l’informatique (principalement sur la réduction de l’électricité). Plusieurs études ont en effet alerté les intervenants et les organismes environnementaux sur l’urgence du problème de la consommation d’énergie des infrastructures à grande échelle, comme les centres de données, l’informatique en nuage ​​ou simplement les sociétés exploitant des serveurs et de nombreux équipements IT. Dans les laboratoires, certaines techniques ont prouvé leur efficacité sur des données synthétiques, des tâches dédiées ou des applications sélectionnées, pour être en mesure d’économiser de l’énergie au cours de la vie d’une infrastructure, dans plusieurs contexte, depuis le Cloud au HPC. Malheureusement, le transfert (ou même la connaissance de l’existence) de ces techniques aux industries est limité à des partenaires de projets, des entreprises innovantes ou de grands centres de recherche privés, capables d’investir du temps (et donc de l’argent) sur ce sujet.

Dans ma thèse, je m’intéresse sur les raisons de la faible adoption de plusieurs résultats de la recherche, des plus simples aux plus élaborés et je modélise les liens et les interactions entre les acteurs du transfert technologique. Le champ cible a été limité au Green IT (ou informatique éco-responsable), mais la méthodologie et les modèles développés peuvent être étendus à d’autres domaines. L’idée est d’identifier ce qui manque et comment augmenter la vitesse du transfert des connaissances scientifiques.
La méthodologie est basée sur le cheminement suivant: d’abord, identifier les acteurs impliqués dans le processus de transfert technologique, comprendre leurs motivations, leurs moyens d’actions et leurs limites. Identifier chaque acteur ne suffit pas, car ils interagissent, et par conséquent, leurs liens et le potentiel de ces liens pour le transfert technologique ont également été étudiés avec soin dans une deuxième phase afin d’identifier les plus importants. A partir de ces deux phases, un système multi-agents (SMA) a été conçu et développé en utilisant NetLogo.

Les agents sélectionnés pour être inclus dans le modèle sont les chercheurs, les centres de recherche, les entreprises, les bureaux de transfert de technologie (BTT) et les organismes de financement. Ces agents évoluent indépendamment et interagissent au sein de partenariats directs et de projets (impliquant plus de 3 acteurs). Les algorithmes de leur évolution et de la construction de projets sont proposés et les principaux paramètres de leur évolution identifiés, avec chaque acteur ayant ses propres objectifs (à savoir les chercheurs ont besoin de publier, les entreprises veulent augmenter leur chiffre d’affaires, etc.). Une métrique globale est proposée pour relier l’indicateur de performance en matière de durabilité (SPI) du SMA. Il représente pour chaque acteur ses efforts vers la durabilité, c’est l’agrégation des indicateurs de performance écologiques, économiques et sociétaux. Je compare le comportement du SMA (à savoir les objectifs des acteurs et les changements SPI globaux) en faisant varier plusieurs paramètres de la simulation: le montant maximal de financement, le taux de conversion d’un projet vers un brevet, l’incitation qu’un centre de recherche peut offrir à ses chercheurs, la présence d’un BTT et sa part sur le résultat des projets. En outre, une proposition est donnée à intégrer les valeurs SPI dans le comportement de chaque acteur, de sorte qu’il ait un comportement plus écologique.